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Antivax : le ministre Lionel Carmant jeté dans la gueule du loup


Alors que les camionneurs ont démarré leur rouleau compresseur pour passer à travers les obligations vaccinales du premier ministre Justin Trudeau, plongeant le pays dans une crise politique et sociale sans précédent, Lionel Carmant, le ministre délégué à la Santé et des Services sociaux, se lance dans cette aventure tête première.

Je ne suis pas en train de crier au loup; toutefois, nous devons bien convenir que le député de Taillon ne pensait pas qu’en se lançant en politique en 2018, une lourde tâche l’attendait, soit celle de convaincre les 540 000 Québécois qui ne sont pas encore vaccinés de rentrer dans le rang.

Disons qu’il a été jeté dans la gueule du loup par le gouvernement caquiste.

C’est comme dans les films d’horreur tels que The Shining (1980), The Aliens (1986) et The Gremlins (1984), où la seule personne noire est destinée à être la première victime.

On a toujours le sentiment que ces acteurs noirs ne sont là que pour mettre un peu de piquant dans ces distributions à saveur vanille ou pour nourrir les loups-garous affamés dès les 10 premières minutes de ces films.

Certes, on ne peut comparer la scène politique québécoise à Hollywood et ces films cultes du cinéma américain, mais force est de reconnaître que M. Carmant se retrouve dans une posture délicate.

En premier lieu, lorsque Lionel Carmant a été élu député à l’Assemblée nationale du Québec, au sein de l’équipe victorieuse de François Legault, je croyais réellement que la porte du ministère de la Santé et des Services sociaux lui était grande ouverte.

Bien sûr qu’il fait partie du ministère de la Santé et des Services sociaux; cependant, il n’a pas eu droit à un accueil royal, c’est-à-dire qu’il est le second de Christian Dubé, un homme d’affaires, qui est à la tête du plus important ministère québécois sur le plan budgétaire.

Il a également été le second de Danielle McCann, une travailleuse sociale, qui tenait les rênes du ministère de la Santé et des Services sociaux en 2018.

Je ne sais pas pour vous, mais moi je me pose cette question :

Comment M. Legault a-t-il pu travestir un premier de classe, qui détient un doctorat en médecine et qui a enseigné à l’université, en second ?

La hardiesse et la désinvolture dont fait preuve le premier ministre, c’est du jamais vu, et comme vous le savez, ce qui est impossible ailleurs est possible dans le monde de François Legault.

Comme exemple de l’absurdité caquiste, la mairesse de Montréal, l’ancien maire de Québec ainsi que le premier ministre du Canada reconnaissent l’existence du racisme systémique, tandis que M. Legault se réfugie dans le déni et affirme qu’il n’y a aucun système qui mine la vie des Noirs et des Autoctones.

Bien que je sois en total désaccord avec M. Carmant, qui respecte à la lettre les principes de son chef en ce qui concerne l’existence du racisme systémique au Québec, cela m’attriste de le voir sacrifié sur l’autel de la crise sanitaire.

Un neurologue si brillant, qui a tant à offrir aux enfants de l’hôpital Sainte-Justine.

Quelle ironie de voir M. Legault envoyer le politicien noir au front de la bataille pour convaincre les non-vaccinés, quand la popularité de la CAQ est affectée, alors que durant les beaux jours du parti, il était relégué au second plan.

Oui, je sais, le Dr Lionel Carmant est majeur et vacciné, donc il doit assumer ses choix avec conséquence; néanmoins, je ne peux m’empêcher de penser aux pressions qu’il subit dans ce gouvernement plutôt particulier.

Mes pensées vont à ce frère, qui se donne jusqu’au 31 mars pour raisonner de manière positive plus de 10% de la population québécoise redoutant le vaccin contre la COVID-19. C’est une histoire qui commence mal et qui peut finir mal.

Lionel Carmant, cher frère, permettez-moi de vous dire deux mots à propos du mandat qui vous est confié : « Get Out ».


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