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CréArt et la maladie mentale chez les enfants


Cré-moé, cré-moé pas, quèqu’part au centre-ville de Montréal, il y avait l’événement CréArt et il y avait du beau monde qui s’est amusé « en maudit ». Cela se passait le mercredi 13 novembre, à l’Édifice Wilder, où des gens de la communauté de la mode et des artistes de tout horizon se sont réunis pour une bonne cause…

En effet, grâce à Manika Gaudet de Manik Fashion, Jean-Jacques Gilford – Belal –, Yves-Line Brunache, Benny Polynice et Carmen Popescu, on a pu participer à un vernissage et à un défilé de mode tout en portant une attention particulière à des milliers d’enfants et d’adolescents atteints de maladie mentale.

Une noble cause

De ce fait, je lève mon chapeau à ces membres du comité organisateur d’avoir eu l’audace de mettre en place ce concept multidimentionnel. On a ri. On a dansé. Et on s’est conscientisé.

Qui a dit que l’on ne pouvait pas jumeler plaisir et bonne cause?

Certainement pas la « Fondation les petits trésors », qui a bénéficié de cette expérience exceptionnelle : tous les profits réalisés dans le cadre de cette activité ont été remis à la Fondation.

Bon à savoir : la Fondation les petits trésors est un organisme à but non lucratif cherchant à améliorer les soins et la recherche en santé mentale chez les enfants et les adolescents.

Il est aussi important de mentionner que la diversité et la créativité sont des mots qui vont très bien ensemble dans le vocabulaire des organisateurs : pour la première édition de la soirée CréArt, la mise en scène a été confiée à Angelo Cadet, tandis que Philippe Fehmiu, épaulé par l’acteur Mark A. Krupa – en anglais – remplissait le rôle d’animateur.

Force est donc de constater que cette soirée-bénéfice a été dirigée de main de maître, rien n’ayant été laissé au hasard et tout ayant été mis en œuvre pour sa réussite.

Détabouiser la maladie mentale

Les allocutions des porte-paroles et invités spéciaux de la soirée ont été précédées par un cocktail au cours duquel le public a pu admirer des œuvres d’artistes tels que Véronikah et Belal l’esclave – esclave de l’art et de tout ce qu’il entreprend. Pour ce jeune artiste, qui nous montre Montréal sous toutes ses formes, « une ville représente la conscience des gens ».

À l’instar de Benjamin, un artiste atteint d’autisme, qui a pris la parole plus tôt, Belal l’esclave a aussi exprimé son intérêt pour la santé mentale.

Quant à Véronikah, elle m’a raconté que depuis plus de 40 ans, elle mène un combat contre l’anorexie, un « trouble mental », mais que cela ne l’empêche pas de vivre…

Cette déclaration démontre bien l’esprit positif qui brillait dans les salles de l’Édifice Wilder mercredi dernier.

Maintenant place aux paroles libératrices qui pourraient nous permettre de démystifier la maladie mentale.

S’impliquer pour la santé mentale des enfants est une noble cause, mais encore faut-il les bonnes personnes pour en parler. Et qui de mieux que le comédien Michel Mpambara pour nous glisser un petit mot sur la maladie mentale dont 1 personne sur 5 souffrira au cours de sa vie?

Après quelques mots de Mark A Krupa, qui s’est exprimé en anglais, Michel Mpambara prend à son tour le micro, à la demande du maître de cérémonie Philippe Fehmiu.

« Quand le médecin m’a annoncé que j’étais bipolaire, je pensais qu’il voulait dire que je suis ben populaire », a lancé l’humoriste sous les rires et applaudissements des participants. Et sur un ton plus sérieux, il a insisté sur la nécessité de parler de la maladie mentale afin que celle-ci soit détabouisée.

Que le spectacle commence!

À 20 heures précises, tel que prévu par les organisateurs, nous avons accédé à la salle B où la créativité et la dextérité des designers seraient mises en valeur. Il s’agissait bien sûr du défilé de mode, le moment fort de la soirée.

Par ordre chronologique, Envers par Yves Jean Lacasse, Nemrac, Benny Brown, Manik Fashion et Lakuachimoto ont présenté leurs créations au public.

Personnellement, j’ai été impressionné par le talent de ces valeurs montantes et établies de la mode québécoise.

Et l’idée de mêler mode et performance artistique – chant et danse – au défilé était originale.

Les mannequins, y compris de jeunes enfants, méritent également d’être louangés pour leur travail impeccable.

Parlant de louange, je salue ceux et celles qui ont travaillé dans l’ombre, mais qui, par leur engagement, ont donné beaucoup de lumière à l’événement. Je pense notamment à Isabel Mariela, qui a à cœur le sujet de la santé mentale.

Et que dire de Vanessa Augé – Vaina Vanessa, une collaboratrice chaleureuse et dévouée? Disons qu’elle a un peu été mon « guide touristique », s’assurant constamment que tout se passait bien avec moi.

Quelle classe!

Les autres ayant collaboré à la production de cet événement réussi sont Monica Vibert – Agence Kocoye, Léona McCarthy – Léoart – et Shanice Norfleury – Lanice.

Aussi, je ne peux pas passer sous silence les belles photos qui ont été prises par Pphotonewb.

Pour conclure, est-il besoin de vous rappeler que lorsque vous faites une rétrospection de votre vie, vous constatez que vous avez eu soit un parent, un cousin ou un ami ayant eu une santé mentale moins bonne que la vôtre? Et que cela devrait vous motiver à prendre part à des activités qui font la promotion de la santé mentale?

D’habitude, mes mercredis sont très chargés, mais lorsque Belal m’a appelé pour m’inviter à la soirée CréArt, il m’a convaincu dès qu’il a prononcé les mots « soirée-bénéfice » et « maladie mentale ».

Après tout, cela a valu la peine de laisser tomber ce que je faisais pour aller couvrir la soirée CréArt. Cela a fait sourire les enfants de la Fondation les petits trésors.

Et ils souriront à nouveau quand CréArt sera de retour l’an prochain.


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