Les brèves

Le paradoxe montréalais ou la schizophrénie du privilège blanc

À Montréal, il existe une dichotomie, ou du moins une schizophrénie de la pensée qui me préoccupe.

Par exemple, le 10 juin dernier, un policier pose son genou « derekchauviniste » sur le cou d’un adolescent noir, on ne réagit pas.Des hommes noirs tels que Marcellus François, Anthony Griffin et Bony Jean-Pierre ont été tués systématiquement par la police en raison de la couleur de leur peau, on se tait.

Et les jeunes de la communauté noire font quotidiennement face au profilage racial des agents du SPVM dans l’indifférence totale de la population montréalaise.

Or, hier, le 24 juin 2021, après une victoire qui a permis au Canadien de Montréal d’accéder à la finale de la Coupe Stanley, les privilégiés ont confusément exprimé leur droit de révolte contre le Service de police de la Ville de Montréal.

Afin de jouir du confort du privilège blanc, ils ont attaqué le SPVM en vandalisant les voitures de police et en lançant des projectiles en direction des policiers.Celà dit, je me pose la question suivante : où sont donc ces « rebelles sans cause » quand la communauté noire a besoin de leur soutien dans la lutte pacifique qu’elle mène contre le racisme du SPVM ?

Indubitablement, nous vivons dans un monde fou, fou, fou… Une société inoxérablement hypocrite.Comme le disait l’écrivaine Maya Angelou, « quand des gens vous montrent qui ils sont, croyez-les ».


Je vous invite à participer à la conversation en laissant un commentaire un peu plus bas sur le site. Merci.


2 Commentaires

  1. Celine Lamarche Répondre

    Bonsoir M. Innocent. Il y avait longtemps que je ne vous avais lu. Vous etes un des représentants de la communauté Haitienne que je respecte beaucoup, et dont j’aime lire les opinions, pour votre objectivité, votre honnèteté. Vous avez le chic d’exprimer des enjeux de société importants, sans tomber dans l’hystérie de certains autres représentants de votre communauté, qui sans gene, nous crache avec mépris et parfois avec violencet leur propre racisme. Ces gens-la ne militent pas pour le mieux vivre ensembles, ils militent pour leurs interets personnels. Cependant, je ne suis pas d’accord quand vous dites que Bony a été tué systèmatiquement pour sa couleur de peau,. Bony était un criminel au dossier bien garni et il a été tué lors d’une rafle de dope qui a mal tourné, en essayant de se sauver du balcon d’un 2ieme étage. La rafle était très bien organisée, et s’il aurait coopérer. le mec serait encore vivant, sans aucuns doutes. Respectueusement M. Walter. au plaisir de se parler bientot,

    • Walter Innocent Jr Répondre

      Bonjour Celine ! Pour commencer, je vous remercie pour ces bons mots. C’est grandement apprécié. En ce qui a trait à Bonny Jean-Pierre, il se peut que vous ayez raison, mais c’est tout de même malheureux ce qui lui est arrivé. Personne ne mérite la mort.

      Au plaisir de vous lire de nouveau, Celine.

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