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L’hypocrisie Made in USA


Le 8 novembre 2016, l’homme d’affaires Donald Trump a été élu président des États-Unis. Une élection qui a surpris les analystes politiques, qui ne croyaient pas aux chances du candidat populiste de remporter la course à la Maison Blanche.

Quelques jours après la victoire de Donald Trump, l’Amérique, émue et désemparée, s’interrogea sur son aveni

Et se mobilisa pour contester la victoire du milliardaire qu’elle considère judicieusement comme raciste. Mais confusément, s’enfermait dans un mutisme total lorsque l’Amérique noire pleurait la mort de Michael Brown, ce jeune afro-américain, non armé, qui a été tué par un policier blanc, dans des circonstances qui indiquaient la présence du racisme.

Manifestation pacifique du groupe Black Lives Matter

L’intervention de Barack Obama

Il y a aussi eu l’affaire Trayvon Martin, un adolescent noir, tombé sous les balles d’un vigile blanc, visiblement raciste, dans la municipalité de Sanford, en Floride. La population noire a dû mener des démarches protestataires pendant plus d’une quarantaine de jours avant de voir John Zimmerman, le tireur, être arrêté et accusé par la police de Sanford. Lorsque le Président Obama s’est identifié à la victime en disant<< Si j’avais un fils, il ressemblerait à Trayvon Martin >>, on lui a reproché la racialisation de l’incident.

Il n’aurait pas respecté la loi du silence de la population blanche.

Certains ont même prétendu que le premier commandant en chef noir de l’histoire des États-Unis n’agissait pas comme le président de toute la Nation.

Où donc étaient ces milliers de manifestants anti-Trump quand Ferguson et Baltimore brûlaient? Leur absence prouve bien qu’ils ne voulaient pas se mêler au vulgus noir ou, tout simplement, sont-ils bien installés dans leur déni collectif.

La polémique Colin Kaepernick

On peut également se demander si la militance de Colin Kaepernick serait admise dans le militantisme de ces néophytes de l’antiracisme. De toute évidence, non! Nombreux ont critiqué le joueur des 49ers de San Francisco, qui, dès le début de la saison 2016-2017 de la LNF, a boycotté l’hymne national américain. << Je ne vais pas me lever pour un pays qui oppresse les gens de couleur >>, a-t-il expliqué en interview. Perçu comme un symbole par les opprimés, désavoué par les privilégiés de la société américaine, l’athlète originaire du Milwaukee a le mérite de se tenir debout aux moments opportuns.

Selon moi, les rassemblements qui ont été organisés à la suite de la victoire du successeur d’Obama n’ont été que des démonstrations de l’hypocrisie d’une société oublieuse de son passé ségrégationniste, niant même son présent marqué par l’iniquité raciale.

Le quart-arrière Colin Kaepernick et son coéquipier boycottant l’hymne national des États-Unis

Au lendemain de la date historique (l’élection de Trump), baptisée 11/9 par plusieurs, les médias étatsuniens parlaient de division nationale provoquée par ce séisme électoral, occultant la longue existence de discorde entre les deux Amériques, dont l’Amérique blanche et l’Amérique noire.
Ces deux solitudes qui composent les États désunis d’Amérique n’ont certainement pas été créées par le nouveau locataire de la Maison Blanche.

Elles existent depuis 1619.

Trump n’est que le reflet d’une société qui a toujours refusé de se regarder dans le miroir

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2 Commentaires

  1. Ça fait penser. Les médias nous disent pas toutes les façades.
    Merci de nous informer.

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