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Qui est Haïtien et qui ne l’est pas ?


Pour aborder le sujet de l’haïtianité de Farah Fourcand de manière objective, nous devons également poser la question suivante : qui est Canadien et qui ne l’est pas ?

Comme vous le savez, la nomination de Farah Fourcand, cette femme aux traits hellènes, pour représenter Haïti au concours de beauté annuel Miss Global a suscité beaucoup de préoccupations dans la diaspora haïtienne.

Plusieurs pensent qu’elle ne ressemble pas aux filles et fils de Dessalines, à savoir les personnes au teint foncé, représentant 90% de la population haïtienne.

Paradoxalement, toutefois, lorsque Juliette Powell, une Afrodescendante, a été couronnée Miss Canada, en 1989, la communauté haïtienne sautait de joie.

Aucun Noir n’a jugé nécessaire de remettre en cause l’identité canadienne de l’ancienne animatrice de Musique Plus, qui est née à New York d’une mère québécoise et d’un père noir.

Alors, pourquoi rejetons-nous la nationalité haïtienne de Farah Fourcand ?

Les défauts qui nous agacent chez les autres seraient-ils les nôtres ?

Bien sûr que non, et en toute honnêteté, je crois que le problème ne réside pas tant dans la citoyenneté de Farah Fourcand, mais dans les avantages sociaux et économiques dont jouissent les gens ayant la peau claire en Haïti.

C’est ce qu’on pourrait appeler le « privilège métis ».

Et selon moi, c’est ce type de discrimination que voulait prévenir Jean-Jacques Dessalines lorsque, peu de temps après la proclamation de l’Acte de l’Indépendance d’Haïti, il a déclaré que « Tous les Haïtiens, indépendamment de leur couleur, sont noirs ».


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